Mais l’ouverture du premier consulat ne correspond pas à l’afflux des colonies européennes venues s’installer en Tunisie. Elles portent une sérieuse atteinte au nombre d’élèves (une cinquantaine). 62En mars, révoltes du Sahel et de Ben Ghedahem. Elle a enseigné le français et est titulaire d’un diplôme de sociologie. Publications de l’Université de Tunis. Ces Associations étaient chrétiennes, comme par exemple, celles de l’abbé Bourgade, des chapelains de Saint-Louis de Carthage, des Frères des Écoles Chrétiennes, des Sœurs de Saint-Joseph et des Sœurs de Sion. Ainsi, la Medersa du Cheikh ben Mlouka devint une école franco-arabe. En 1830, la France vivait elle-même une crise relative à l’enseignement. Charles Louis Napoléon (1848-1852). Cela est d’autant plus étrange que les ecclésiastiques relevant des différentes institutions cléricales de Tunisie (surtout dans l’archevêché de Tunis) étaient tous des capucins italiens14... et que la colonie la plus nombreuse (après les Italiens) était constituée de Maltais catholiques, exerçant leur rituel dans les églises italiennes, quoique appartenant de par les faits à l’Angleterre15. Le nombre d’établissements scolaires dans lesquels la langue française forme la base de l’enseignement, est de 24. Vol. 3 Cet établissement d’utilité publique voit le jour, par décret, le 18 janvier 1934. Le présent article étudie la formation bilingue et biculturelle de Louis Machuel (1848-1921), premier directeur de l’enseignement public dans la régence. En tout cas, lorsque Emilie de Vialar a débarqué en Tunisie pour fonder sa première école en 1840, il y avait environ 10.000 Européens rien que dans le Grand-Tunis. Pourquoi est-il impossible d’accéder à Gmail ? Planeación para el reordenamiento territorial y sociodemográfico Varios Autores pdf Apostelgeschichte für heute: Band 2 Nicholas Thomas Wright pdf ». SAKGI, Habib (1973) : La politique de l’enseignement en Tunisie ci la veille de la première guerre mondiale 1881-1914. Date de publication : 17/12/2015. ARNOULET, F. (1954) : « La pénétration intellectuelle en Tunisie avant le Protectorat ». Sa thèse dont est issu cet ouvrage est la continuité d’un travail de réflexion qu’elle avait déjà mené sur la condition des Juifs tunisiens sous le Protectorat français et jusqu’à l’indépendance tunisienne. Buy L'organisation sanitaire en Tunisie sous le Protectorat français (1881-1956) : Un bilan ambigu et contrasté by Benoît Gaumer, Moncef Marzouki (ISBN: 9782763784748) from Amazon's Book Store. 94Décembre, ouverture, par les Sœurs de Saint-Joseph, d’une école de filles à la Cité des Maltais à Tunis. Imprimerie J. Guillaume Fick, Genève. 40Emilie de Vialar ouvre l’école de la Marsa qui a été créée sur l’instigation de M. Raffo, ministre du Bey, pour accueillir les fils des notables et les fils des étrangers en poste à Tunis. 52La première école fondée à Tunis pendant le règne de Mohamed Bey (le 22 septembre 1855), est la deuxième école de garçons de la Régence. Sa vie commença en Algérie et finit en Tunisie ; elle s'est déroulée Lavigerie lui-même était l’un des acteurs principaux de cette manœuvre. Certaines grandes familles comme les Chapeliers, Gaspari, Gandolphe, Van Gaver, y étaient depuis le XVI, d’autres depuis le XVIIe. 23Fin du règne de Charles X (1824-1830). 3 L'école fondée en 1830 par les Anglais rue Portofarina (avec deux parties une pour les garçons et une pour les filles) était présidée par le Dr. Davis. Napoléon III (1852-1870). 8 Encore en usage de nos jours en Tunisie pour l'essentiel. 47Deuxième Empire. 20Pourtant, les Italiens et avec eux les Maltais étaient les principaux bénéficiaires des écoles françaises. BACHROUCH, Taoufik (1985) : « Co-instruction et géographie de la scolarisation pri­maire en Tunisie (1883-1909) ». Mme Gharsa, mère de Zied Gharsa et épouse de feu Tahar Gharsa, est professeure de français à la retraire. 9 Auteur lui-même d'ouvrages sur l'enseignement dans la Régence de Tunis. Read Expositions et culture coloniale. Mais la date de 1883 est loin d’être arbitraire. Transformant les structures politiques, économiques et sociales du pays, il est finalement aboli en 1956 au terme de négociations avec les nationalistes du Néo-Destour. n° T 3125. Vidéo de Mme Gharsa : Elle ne semble avoir accédé au statut de langue commune, langue de l’administration ou de la littérature qu’à partir de 1889. Elle correspond à des événements majeurs qui ont à jamais marqué le statut de la langue française en Tunisie. En 1889, le français était devenu obligatoire. les arts en tunisie sous le protectorat. L’établissement de ces écoles congréganistes permettait de limiter l’influence des écoles laïques. 775-776). L'organisation sanitaire en Tunisie sous le Protectorat français (1881-1956) : un bilan ambigu et contrasté Benoît Gaumer ; préface de Moncef Marzouki. Elle est l’œuvre des Frères des Écoles Chrétiennes. 34Le 5 mars, Ahmed Bey organise la première école militaire, connue sous le nom de « École polytechnique du Bardo ». II s’agissait ainsi de contrer l’influence grandissante du protestantisme (écoles financées par les Britanniques et les Américains surtout en Orient et dans les pays sous domination turque), en créant un enseignement catholique. Ce collège a été rebaptisé par la suite collège Saint-Charles. ARNOULET, F. (1991) : « Les problèmes de l’enseignement au début du Protectorat français en Tunisie (1881-1900) », IB LA, 167, 31-62. La langue française était devenue aussi langue des journaux (co-existence en fait avec l’arabe, l’italien et l’hébreu), de l’administration et de la littérature"11. XCVIII, 438/439, 140-182. KRAÏEM, Mustapha (1973) : La Tunisie précoloniale. 14 À l'exception toutefois du secrétaire de l'évêque, le père Anselme, qui était français. *FREE* shipping on qualifying offers. Elle a fait partie des professeurs qui ont enseigné dès les débuts de l’indépendance. 64Le calme étant revenu, 287 élèves fréquentent l’école de la rue de la Casbah et de l’Église. Signature du traité du Bardo. Au XIX e siècle, la Régence de Tunis parvient à échapper à la domination ottomane, mais c'est seulement pour tomber sous la dépendance des puissances européennes. Publications de l’Université de Tunis. 60Le collège du père Bourgade est fermé. 1Les deux bornes choisies de 1830 à 1883 ne sont nullement arbitraires. 35À Sousse, elle ouvre une école de filles, gratuite. Les familles, dans la crainte des émeutes, gardent leurs enfants chez elles. Volume 1, Aperçu sur l’enseignement du français en Tunisie de 1830 à 1883, Portail de ressources électroniques en sciences humaines et sociales, http://journals.openedition.org/dhfles/docannexe/image/2604/img-1.jpg, Catalogue des 552 revues. Cela ne relevait donc nullement du hasard si les documents d’archives indiquaient la confession des maîtres (chrétiens, laïques, musulmans, juifs, voire schismatiques, etc.) 14Il était tout de même étrange que l’italien, qui était la langue dominante par le nombre de locuteurs, mais aussi à cause d’une tradition séculaire (au Maghreb et au Moyen-Orient) sous la forme simplifiée de Lingua Franca, ce sabir auquel les populations méditerranéennes étaient habituées, se fasse doubler aussi facilement par le français. 13Il nous semble donc que les deux facteurs cités plus haut, i.e. GANDOLPHE, Marcel (1922) : « L’Enseignement français à Tunis avant l’occupation française ». ANONYME (1922) : « Le collège Alaoui », La vie Tunisienne Illustrée, avril, 11, 22-24. Ce droit est confirmé par le traité anglo-tunisien de 1863. Le cinquantenaire du Protectorat français en Tunisie, 1881-1931 (1931) L'organisation administrative de la Tunisie (1931 ... Suite des documents inédits publiés sous les auspices de la résidence générale de France à Tunis T. I. 2Cette date de 1830 correspond en réalité à la création des premiers établissements d’enseignement privé. Histoire en photos, photos sans histoires: La photo souvenir en Tunisie sous le protectorat (Omn.Univ.Europ.) Ce sera-là une première hypothèse de travail : le but du développement de l’enseignement du français en Tunisie n’était pas de promouvoir la langue française, encore moins de s’occuper de la colonie française en Afrique7, mais de s’opposer à l’influence grandissante des concurrents européens (l’Angleterre et surtout l’Italie), et ainsi de préparer l’installation du Protectorat. Cela contraste avec la colonie française, qui était moins nombreuse. Il n’a pas tardé à être uniquement une école primaire. Tunis, Faculté des Sciences Humaines et Sociales. Alger, Société Historique Algérienne. La Tunisie était inexistante, précise-t-elle. la volonté de « pénétration intellectuelle » et « l’exportation de l’enseignement religieux », se soient conjugués dans un mouvement harmonieux qui a rendu possible l’établissement d’autant d’écoles françaises en Tunisie. Il était donc normal que les Juifs livournais par exemple arborent le pavillon français, ce qui les a fait appeler parfois les « Juifs Francs. Québec : Les Presses de l'Université Laval, 2006. 102Le 25 novembre 1883, Louis Machuel prend possession de son poste de directeur général de l’enseignement en Tunisie. JSK vs CA Club Africain en direct et live streaming, Inter Milan vs Naples en direct et live streaming, Anas Hmadi: Les magistrats poursuivront la grève jusqu’à la satisfaction de leurs revendications, Tunisie – COVID-19 : Le bilan des contaminations en milieu scolaire s’élève à 4116 cas. Ceux-ci l’ont fait à partir de 1820. Amazon.in - Buy L'organisation sanitaire en tunisie sous le protectorat français book online at best prices in india on Amazon.in. En plus, les Français n’ont pas attendu cette date pour s’installer en Tunisie. Ainsi, du fait que l’enseignement de cette langue n’était pas destiné aux petits Français, qui constituaient avant le Protectorat un pourcentage négligeable, comparé à celui des Italiens ou des Maltais, les programmes comme les méthodes avaient dû être adaptés à leurs destinataires. 19 Paul Melon était délégué de l'Alliance Française en Tunisie et Tripoli. 12 Documents des Archives de la République Tunisienne, ceux des Pères Blancs de Rome, ceux des Frères de Saint Joseph, ceux des Frères des Écoles Chrétiennes (rue de la Casbah), thèses et travaux d'historiens, ainsi que les travaux de recherche sur les institutions d'enseignement en Tunisie avant le protectorat. Les élèves nés sous le protectorat français ont étudié un programme scolaire établi par l’Etat français. 3On aurait pu commencer ce travail par la date d’installation, grâce à Sainte Emilie de Vialar6, de la première école dans laquelle a été dispensé un enseignement en français, à savoir 1840. CHATER, Khalifa (1978) : Insurrection et répression dans la Tunisie du XIXe siècle. GRANCHAMP, Pierre (1942) : « Notables français à Tunis de 1592 à 1881 », La Revue Tunisienne, 51, 201-241. Le gouvernement italien fut la cause directe de cette mesure bienveillante ; il avait augmenté, en effet, de 6000 francs la subvention accordée aux écoles italiennes. L'idéologie de l'école en Tunisie coloniale (1881-1945)/ 241 "Outre les matières de l'école élémentaire, les éléments de la géométrie et ses applications usuelles, spécialement le dessin linéaire et l'arpentage, des notions de sciences physiques et de l'histoire naturelle applicables aux usages de la vie, le chant, les éléments de l'histoire et de la géographie de France." 32Au cours de l’été, arrive à Tunis la mère Emilie de Vialar, fondatrice des Sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition, accompagnée de cinq sœurs. 99Le 1 février, première édition bilingue du Journal Officiel Tunisien. Ces établissements n’étaient ni l’œuvre des Tunisiens ni l’œuvre des Français, mais des Italiens, qui formaient le clergé, et des Anglais protestants, au profit des Maltais3. La Tunisie, à partir de 1883, était devenue un pays ayant un superstrat : le français, avec en parallèle des langues communautaires comme l’italien, l’arabe, l’hébreu ou le maltais. Tunis. 6 Cité par Bruno Belhoste, « Les caractères généraux de l’enseignement secondaire scientifique de Sa politique scolaire est marquée par sa personnalité. Après le débarquement des Anglo-Américains en Afrique du Nord (novembre 1942), la Tunisie est occupée par les Allemands qui en sont chassés en mai 1943. VI : chronique du règne d’Ahmed Bey (texte établi par A. Abdessalem). Cette date de 1830 marque en outre la fin du règne de Charles X et le début de celui de Louis-Philippe5, et en Tunisie une très mauvaise saison agricole marquée par une grande sécheresse. 78L’Alliance israélite fonde à Sousse une école de garçons. FONCIN, Pierre (1882) : « L’enseignement en Tunisie », Revue Internationale de l’Enseignement, T. IV, juillet-décembre, 401-418. Car, ce n’est justement pas aux Français que cet enseignement a profité. Avènement de Louis-Philippe (1830-1848). Établissement du protectorat de la France sur la Tunisie. Tunis, Frédéric Weber. Mais, au sein même de l’église catholique, il était vital de devancer les Italiens (du royaume de Sardaigne), en Tunisie et en Afrique du Nord, en instituant sinon une culture française et une reconnaissance culturelle dans le français, du moins des liens affectifs avec la France. 261830/1831, ouverture de la première école israélite (London Jews Society), grâce à Pompeo Sulema, émigré politique livournais, avec le concours de sa sœur Esther. *FREE* shipping on qualifying offers. Il n'était désormais plus question de s'investir en Tunisie. C’est sous son règne que la plupart des écoles seront installées. Paris, G. Masson. En 1880, elle comptait 165 élèves dont 86 Ita­liennes, 73 Maltaises, 1 Française et 5 Israélites. Les Frères des Écoles chrétiennes touchent intégralement cette somme. IBN ABI DHIEF, Ahmed, (1862-1873) [1971] : (en arabe) Ithaf Ahl az-Zamen bi Akhbar Moulouk Tounis wa Ahd al-Amen. Tel était le paysage scolaire en Tunisie au temps du protectorat français, avec beaucoup de lacunes et d' insuffisances qui poussaient les parents et les enseignants à le combattre par tous les moyens , Messadi a choisi l’action syndicale pour rehausser l’état de l’enseignement et des … Il semble que lesdits privilèges dont avait joui la France auprès de la Sublime Porte justifient pleinement cet état de fait. ), des Marianistes (cartons 87, 159, 161), de la République Tunisienne (carton 64, armoire 6 ; carton 71, armoire 7 ; carton 110, armoire 11 ; carton 114, armoire 22), Correspondances de Lavigerie avec Ratisbonne (Bl. L’expérience du protectorat renvoie à la fois à l’intérieur de la France (en tant qu’empire) et à … Everyday low prices and free delivery on eligible orders. Cette action a été sans doute encouragée par la situation politique dans l’empire ottoman finissant. GANDOLPHE, Marcel (1907) : « L’Abbé Bourgade 1806-1866 ». ? Ce déséquilibre, qui a duré jusqu’en 1883 et même au-delà, vient confirmer cette hypothèse. 82Le lycée Saint-Louis a cédé la place à l’Institut Catholique des Nègres de la Marsa. Il organise et ; 4 Jacques Creusi, plus connu sous le nom de J. 84Établissement du Protectorat Français en Tunisie. 44Deuxième République. 15 Marcel Gandophe (1923 : 241) nous dit, pour justifier le désengagement de l'Angleterre, que les Italiens et les Maltais considéraient l'école de la rue de l'Église, parce qu'elle était occupée principalement par ces deux communautés « comme leur appartenant ; aussi l'Angleterre, depuis cette création n'a plus tenté aucun effort pour établir des institutions scolaires... ». L’originalité de ce travail est d’aborder cette question dans un contexte colonial, et en particulier dans le cadre du développement de la scolarisation des filles sous le Protectorat tunisien. Le régime, dit de capitulation, a favorisé les puissances occidentales qui ont été aux côtés des Ottomans dans leur guerre de Crimée contre la Russie tsariste. Comme le protectorat français au Maroc fut marqué par la personnalité d’un homme, celle de Lyautey, le régime imposé à la Tunisie en 1881 prit d’abord un visage, celui de Paul Cambon, grand diplomate et homme de coeur. 31-62. Le premier correspond à la création de la Direction de l’Enseignement Public qui a mis en application les dispositions contenues dans la loi Guizot8, sous la direction de Louis Machuel9, arabisant d’Alger et ancien inspecteur des écoles libres françaises en Tunisie. Les élèves nés sous le protectorat français ont étudié un programme scolaire établi par l’Etat français. Tome 5. 4 Après les événements de 1822, 1830, 1848, etc., certains avaient pensé que la libéralisation de l'enseignement permettrait la diffusion du savoir et serait en mesure d'éradiquer la violence en cultivant l'esprit de tolérance et en affermissant les bases du civisme. Une école de filles est installée dans le même immeuble. 6 Fondatrice, à Gaillac, en 1832. de la congrégation des Sœurs de Saint-Joseph. (French Edition) 4Il aurait été plus naturel d’arrêter notre recherche à 1881, date de l’installation du Protectorat (but ultime de l’effort d’implantation du français en Tunisie, d’après la précédente hypothèse de travail). Les Tunisiens musulmans avaient spécialement le kouttab (école coranique) à côté des madarsas qui servaient surtout une culture religieuse, mais nullement scientifique ou linguistique. MOADA, Mohammed (1986) : (en arabe) Harakat at-tarjama fi tounis, 1840-1955. 981er janvier, les Frères des Écoles Chrétiennes fondent une nouvelle école à Tunis (à Bab Jedid). Tunis, Frédéric Weber. 11Mais, remarquable est l’absence des jésuites...car, si tout le monde connaît leur apport dans la propagation de la foi chrétienne par l’enseignement, ce qui est étonnant, c’est qu’ils n’aient rien tenté en Tunisie, alors que les enseignants comme les programmes ont très probablement profité de leurs méthodes pédagogiques, surtout dans les lycées secondaires. Paris, Armand Colin. Le second correspond à la création de la Ligue Française de l’Enseignement dont l’œuvre d’encouragement à la lecture (par la collecte et les dons de livres) a eu énormément d’impact sur le développement de la langue française en Tunisie. L’organisation sanitaire en Tunisie sous le Protectorat français (1881–1956): Un bilan ambigu et contrasté (review) January 2009 Bulletin of the History of Medicine 83(2):413-414 Il s’agissait donc de l’exportation de l’enseignement religieux. L'organisation sanitaire en Tunisie sous le Protectorat français (1881-1956) : Un bilan ambigu et contrasté [Gaumer, Benoît] on Amazon.com. MACHUEL, Pierre Louis (1889) : L’enseignement public dans la Régence de Tunis. 1881 a vu une chute très nette dans le nombre d’élèves de confession musulmane fréquentant les écoles françaises, très probablement en réaction à l’occupation du pays par l’année française. Ces facilités exprimées dans les différents édits, par exemple l’édit de Chérif Gulkhana (1839), ont pour but de mettre les sujets européens sous la protection de la France ou de l’Angleterre, de garantir la liberté du culte, de l’enseignement et du commerce. » Le Pacte Fondamental (‘Ahd al-’amen), signé par Mohamed Bey en 1857 sous la pression de la Sublime Porte, n’a fait que légitimer une réalité sur le terrain17. Amazon.in - Buy Expositions et culture coloniale. Le deuxième point peut être perçu comme le corollaire du premier. GANDOLPHE, Marcel (1955) : « L’enseignement français en Tunisie avant l’occupation française, par les Frères des Écoles Chrétiennes » [extrait du bulletin nº 3 du 12 décembre 1923]. 17Certains historiens pensent que les efforts qui ont abouti à l’établissement des institutions d’enseignement du français avaient pour but inavoué la création des conditions favorables à l’installation du Protectorat. Mais nous n’avons aucun document18 pour trancher avec certitude le statut qu’avait la langue française à l’époque que couvre notre recherche. Nul ne peut prétendre que ces missions avaient pour but uniquement de donner une instruction « à la française » à la colonie installée en Tunisie. Tunis, Imprimerie Générale. MELON, Paul (1884) : « Rapport des Écoles Libres en Tunisie », Journal Officiel, n° 10419. 33Morpurgo, aidé de Salone et Luisada, ouvre une école spécialement destinée aux Israélites. Il tenta de créer une « fusion des races » selon son propre terme. (Soixante élèves furent groupés en deux classes : l’une porta le nom de section française, l’autre de section italienne). Paris, Imprimerie Nationale. Cette école n’a fonctionné que pendant deux ans. 80« En 1880, le cardinal Lavigerie fit élever, autour de la chapelle Saint-Louis à Carthage, de grands bâtiments dans lesquels il installa un collège qu’il appela collège Saint-Louis de Carthage. Parler d'idées nouvelles en Tunisie au temps du protectorat français, c'est chercher dans une histoire qui n'est pas très lointaine l'ébauche, non pas du modernisme sous ses aspects spéculatifs et pratiques, mais précisément des idées modernistes, en l'occurrence des idées concernant le régime politique. 46 Juifs et Musulmans, 9 Schismatiques [ ? 1889 est aussi une date très importante. En revanche, il lui restait la possibilité de rattraper, de l’autre côté de la Méditerranée, le terrain qu’elle avait perdu en France. ISBN : 9782334063364. 51Début du règne de Mohamed Bey (1855-1859). Paris, Jacques Lecoffre. Elle en a tiré beaucoup d’avantages, sur les plans matériel et moral, d’autant plus que la Sublime Porte lui avait accordé le privilège de veiller aux intérêts des colonies chrétiennes catholiques (même non françaises) où qu’elles se trouvent dans les pays sous domination turque. La création de cette première école française se trouve justifiée par ce qui s’est passé en Tunisie, en France et en Europe une dizaine d’années plus tôt. Elle correspond à l’apogée par l’explosion du nombre d’écoles : ce nombre étant passé de 24 en 1883 à 69 en 1889 (voir graphique en lin d’article). En réalité, les Anglais — majoritairement protestants — voyant qu'ils avaient été définitivement battus sur ce terrain par les Italiens et les Français et consi­dérant leurs sujets maltais (catholiques), plus proches des Italiens, n'avaient pas voulu investir davantage. Paris, Bray et Rétaux. 87En novembre 1881, une école libre « laïque », dite l’« institution Morel », est ouverte dans une maison voisine de la douane. Les lettres pastorales du cardinal Charles Lavigerie confirment bien qu’il s’agissait d’une réalité et non de la projection d’un scénario possible. Tunisie : Kais Saied se rend à Aïn Skhouna, Tunisie – Covid-19: le bilan général à Ben Arous, Mahdia, Manouba et Kébili, Un fils de Mehdi Barsaoui prochainement sur Netfllix. La vie Tunisienne Illustrée, (deuxième partie) 12, 241-242. Antología de la planeación en México, 32. Il ne faut donc pas s’étonner de voir que toutes les écoles fondées en Tunisie avant 1883 étaient le fait de congréganistes. 5Il transparaît à la lecture des historiens que, par l’établissement des écoles libres françaises, ni la culture ni la langue françaises n’étaient un but en soi, mais un travail préliminaire à l’installation du Protectorat.